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Cinq Observations du 1er Jour du Salon du Fromage

Cinq Observations du 1er Jour du Salon du Fromage

Alors que je suis allé à un grand nombre de conférences pour mon travail alimentaire, le Salon du Fromage fut la première exposition d’une industrie hormis la mienne. Il est dans cette optique comparative que je réfléchissais au 1er jour du Salon. Voici cinq observations d'une journée longue mais satisfaisante.

1 : Un jour splendide pour l’industrie

Les meilleures expositions d’une industrie entière font trois choses. Premièrement, elles incluent tout coin, toute variation, de leur industrie : le grand et petit, le neuf et l’ancien. Deuxièmement, en le faisant, ils font que l’on veut y participer et que l'on est imprégné avec un sentiment de fierté et de but plus grand. Troisièmement, elles tiennent la promesse de ces points sous forme de vraie participation. Tout cela était visible au jour 1 du Salon.

2 : Les petits volent la vedette

Le fromage est une industrie assez importante en France, mais son dynamisme est fortement actionné par les petits producteurs, fromagers, et affineurs. C’est super qu’ils soient présents et qu’ils puissent assister au Salon. Par ailleurs, il est également essentiel que le Salon cultive et motive leur participation (ce dont est bien possible, il faut que je me renseigne sur ce point). D’ailleurs, je ne parle pas uniquement des français. Hier j’ai rencontré ainsi des italiens, un belge, un néerlandais, et un irlandais.

3 : Organisation maitrisée

De mon point de vue, l’exposition est bien organisée. L’inscription et l’accès au halle se déroulait bien. Il y avait des guides—en personne et imprimés—pour nous renseigner. Bien entendu, personne ne mourait de faim ! C’était particulièrement plaisant pour moi car le Salon a décidé accueillir des bloggeurs avec une séance de rencontres menée par Eric Lefebvre (MOF) de la Fromagerie de Paris qui nous a permis de voir l’expo en coulisses.

4 : Croitre au futur implique la modernisation

J’ai posé la même question sur le futur de l’industrie aux plusieurs, des petits affineurs comme Grégory Sévie du Père Bafien à Eric Lefevbre. Ils ont exprimé un thème commun : la continuité de l’industrie sera assurée non seulement par la conservation du savoir-faire et la qualité, mais dans l’étreinte de la vie contemporaine. On exprime également (et de plus en plus) un intérêt, dû aux craintes de la qualité de l’alimentation dans une chaîne logistique globalisée, dans les produits naturels de proximité. Comme M Sévie m’a expliqué, les gens veulent faire confiance dans un produit, qui veut dire qu’il y ait une personne derrière qui prend charge. Cela sera une bonne nouvelle pour la croissance des crémiers/fromagers dont j’ai lu récemment. Il me semble que l’innovation sera conduite par les petits producteurs.

5 : L’echec viendrait de deux sources

En tant de chercheur et puis directeur dans le monde des études du marché, il passait par ma tête que peut-être l’industrie ne fait pas la nécessaire afin d’augmenter son taux de prise, en particulier chez les jeunes (moins de 35 ans). En général, ces clients éventuels sont « programmés » de vouloir des produits naturels de proximité, mais ils se comportent en tant de consommateurs assez différemment que les clients traditionnels. Je ne vois pas la preuve que l’industrie fait face à ce changement avec du marketing proactif.

Il me semble ainsi que les petits producteurs—les fermiers ou les affineurs—jouent un rôle essentiel dans la chaîne logistique qui est de plus en plus difficile pour eux à jouer. Ils peuvent éventuellement vendre leurs produits en direct sur Internet, mais pour eux le chemin au client final passe à travers les grossistes qui, de leurs aveux, ne sont pas très intéressés par leur petite palette.

À mes yeux, c’est un problème classique du bien public. Les petits producteurs font trois choses pour l’industrie et la macroéconomie. D’abord, ils produisent d’excellents produits, d'où vient l'idée de qualité du produit en général. Deux : ils contribuent avec de l’emploi, surtout en province. Trois : ils conservent le patrimoine de la France. Points 1 et 3 sont reliés : ils représentent les principes fondamentaux—la proposition de valeur, en terminologie de business—pour l’industrie. Autrement dit, sans les petits producteurs, la production de cet aliment deviendra de plus en plus industrialisée et globalisé d’une manière qui amoindrira indiscutablement sa qualité. 

Fromage

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Meilleurs Moments du Salon du Fromage (1ère partie)

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Fromagerie Laurent Dubois

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